Pas toujours facile de trouver le meilleur équilibre
entre le dividende et le salaire ! Mais, pour les actionnaires
salariés, cette alliance du capital et du travail est naturelle. « Ils
ne risquent pas plus la schizophrénie que les contribuables citoyens »
témoigne Vincent Dutfoy, Président de l’association des actionnaires
salariés du Crédit Lyonnais. Une formule qui résume bien le statut
particulier de cette nouvelle catégorie d’actionnaires, dont le
développement s’est accéléré avec les privatisations. Aujourd’hui, un tiers
des 7 millions d’actionnaires individuels, soit 2,3 millions de personnes
ont investi dans l’entreprise qui les emploie. Cela concerne nombre de
grandes sociétés du CAC 40, de la Société Générale à Total, en passant par
France Télécom et Renault. Ces groupes peuvent en retirer un avantage
compétitif. Cela facilité le développement d’un management participatif où
les salariés sont motivés car impliqués dans les décisions, encouragés à la
prise de responsabilités. C’est d’ailleurs pour jouer ce nouveau concept
d’investissement à moyen terme que l’association des salariés actionnaires
des AGF a convaincu l’assureur de créer un fonds prototype, le FCP AGF
Fidas. Ces gestionnaires choisissent les valeurs parmi une liste de 42
sociétés dont les salariés détiennent au moins 3 % du capital. Mais encore
faut-il que le pouvoir des salariés soit réel, que leur investissement en
actions ne soit pas perçu comme un simple complément de rémunération.
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